Crâne du Man'ari

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Skull of the Man'ari.jpg

Crâne du Man'ari est l'arme prodigieuse du démoniste Démonologie dans World of Warcraft: Legion. Il est porté avec la main droite  [Échine de Thal'kiel].

Description[modifier | modifier le wikicode]

Avant que les érédars ne soient asservis par le titan Sargeras, l’un de leurs plus grands chefs, Thal’kiel, développa un talent inégalé pour les magies de l’invocation et de la domination. Poussé par une brûlante ambition, il puisa dans le Vide et en reçut la révélation de créatures ténébreuses dont les érédars ne soupçonnaient pas l’existence. Archimonde, l’apprenti de qui Thal’kiel, mis au jour le pacte ténébreux de son maître auprès de ses supérieurs, qui firent alliance afin d’exécuter le renégat. En guise d’avertissement envers quiconque aurait l’idée de l’imiter, ils exposèrent son crâne décapité à la vue de tous. De nos jours, le seigneur de l’effroi Méphistroth l’utilise pour invoquer et diriger des armées de démons au service de la Légion.[1]

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Le crâne du Man'ari

Contemplez le crâne de Thal'kiel le Rejeté, qui fut autrefois un grand chef érédar. Il plongea le regard dans les profondeurs de la Ténèbre de l'Au-delà et accepta pleinement ce qui le regarda en retour. Il vit des mondes consumé par le gangrefeu, de sombres créatures du Néant distordu terrassant des civilisations mortelles : il vit la conquête de l'univers. Aujourd'hui, il ne reste de lui que ce crâne, qui octroie à son porteur le droit de commander aux démons.

Comme la plupart des crânes, celui de Thal'kiel s'accompagne d'une mise en garde, mais personne ne semble vouloir en tenir compte.


Le crâne du Man'ari, I


Avant l'arrivée de Sargeras sur Argus, l'érédar Thal'kiel entreprit de mener les siens vers un âge d'or. Cet ensorceleur hors pair et ses Éveilleurs repoussaient les limites des sorts de lien et d'invocation en faisant appel à des entités arcaniques qui les aidaient à bâtir les merveilles architecturales de leur capitale. Il concevait aussi des machines concentrant l'énergie arcanique latente du monde et répandant paix, harmonie et vitalité à travers Argus. Il inspirait le plus grand respect à tous, et notamment à son jeune apprenti, Archimonde.

Certains prétendaient que le jeune érédar convoitait sa puissance et son influence, mais Thal'kiel n'y voyait qu'allégations sans fondement, car son apprenti lui était entièrement dévoué. De plus, Archimonde n'avait pas ménagé sa peine pour lui faire fabriquer une couronne, prenant lui-même les mesures de sa tête.


Le crâne du Man'ari, II


Thal'kiel était à la tête d'un groupe de mages érédars appelés les Éveilleurs, spécialisés dans les sorts d'invocation et de lien. Connus pour leurs habiles assemblages arcaniques, ils repoussaient sans cesse les limites des invocations. Mais Thal'kiel n'était pas érédar à se reposer sur ses lauriers. Sa soif de connaissance ne connaissait pas de bornes. Cherchant à élever son ordre à un niveau dépassant l'entendement, il explora des territoires inconnus, s'aventurant plus loin qu'aucun autre érédar. A l'aide de ses sorts, il sonda l'immensité de la Ténèbre de l'Au-delà, demandant toujours plus de puissance.

Un jour, il reçut une réponse.


Le crâne du Man'ari, III


Pour un être aussi brillant, Thal'kiel manquait de sagesse. Il suffit qu'une présence ténébreuse lui murmurât à l'oreille pour que son esprit s'emplit de visions d'une puissance colossale, d'innombrables serviteurs prêts à satisfaire tous ses caprices. Comparés à ces armées démoniaques, ses assemblages arcaniques faisaient bien pâles figure. Il en vint à mépriser la magie arcanique et se consacra à la magie gangrenée.

Son mystérieux bienfaiteur lui apprit à invoquer des démons inférieurs, ce qu'il s'empressa d'enseigner à ses Éveilleurs. Diablotins, gangrechiens, infernaux et abyssaux, tous obéissaient à lui et ses ensorceleurs. Persuadé d'ouvrir la voie vers une ère nouvelle, Thal'kiel se prépara fébrilement à présenter ses incroyables mascottes à Velen et Kil'jaeden, les dirigeants d'Argus.

Une idée brillante... mais peu sage.


Le crâne du Man'ari, IV


En présence de Velen, de Kil'jaeden et de l'entourage des dirigeants érédars, Thal'kiel montra de quoi ses protégés gangrenés étaient capables. Il commença par invoquer un grand nombre de ses assemblages arcaniques habituels et les disposa en rangées. Puis, le ciel s'assombrit et les nuages bouillonnèrent tandis qu'une pluie de météorites s'abattait. Des cratères surgit une armée d'infernaux que Thal'kiel lança sur les assemblages. Par cette démonstration, il entendait présenter la nouvelle ère qu'il envisageait pour les siens. Il regarda avec ravissement les démons anéantir les malheureuses entités arcaniques, broyant et brûlant jusqu'à ce qu'il n'en reste que braises et cendres. La fureur des démons était telle que même les statues et les colonnes alentour furent réduites à néant. Pour Thal'kiel, c'était là un sacrifice acceptable sur l'autel du progrès.

Mais lorsqu'il se tourna vers ses collègues, il ne vit pas sur leurs visages l'approbation qu'il recherchait. L'expression de Kil'jaeden était indéchiffrable, mais celle de Velen était sans équivoque. Ce dernier condamna les nouvelles invocations de Thal'kiel avec véhémence et lui ordonna ne plus jamais y avoir recours.


Le crâne du Man'ari, V


Ce qui suit est un compte-rendu des derniers jours de Thal'kiel, rédigé par un Éveilleur anonyme et retrouvé dans les archives privées d'Archimonde.

"Après la démonstration désastreuse de maître Thal'kiel, Velen lui interdit d'invoquer d'autres démons, qualifiant sa prétendue "nouvelle ère" d'expérience catastrophique. Thal'kiel se retira dans ses appartements pendant des semaines, refusant de s'alimenter et de dormir. Ses seuls compagnons étaient les serviteurs démoniaques qu'il invoquait puis bannissait, de rage. Du moins était-ce ce que nous supposions : après tout, nous n'entendions que les hurlements des diablotins arrachés et renvoyés au Néant distordu. Nous sentions également la présence d'autres entités plus massives, de vagues apparitions à l'influence sinistre, même si ses serviteurs juraient que personne n'était entré dans son sanctuaire."

"Quand Thal'kiel ressortit enfin, il n'était plus le même. Il avait vieilli de plusieurs siècles, tout seul dans le noir avec ses pensées et ses esclaves. Son dos était voûté et il avait une étrange lueur dans le regard. Il fit appeler ses Éveilleurs et nous répondîmes à l'appel, car nous l'aimions comme un père.

Il nous regarda tour à tour et dit simplement : "la nouvelle ère a commencé"."


Le crâne du Man'ari, VI


Thal'kiel ordonna à ses Éveilleurs de continuer à invoquer des créatures gangrenées. Dans le plus grand secret, ses ensorceleurs et lui appelèrent des démons de plus en plus sinistres et utilisèrent de puissants sorts pour dissimuler leurs serviteurs sur des terrains d'entraînement clandestins. A l'abri du regard de Velen et de Kil'jaeden, il rassembla peu à peu une vaste armée de démons dans un seul but : devenir le dictateur d'Argus.

Les Éveilleurs soutenaient tous Thal'kiel, sauf un : son apprenti Archimonde. Bien qu'il n'eût aucune aversion envers les démons, qu'il avait même tendance à apprécier, le jeune érédar était dévoré d'ambition et voulait faire ses preuves aux yeux de Velen et de Kil'jaeden. La veille du coup d'Etat des Éveilleurs, il fit part des plans de Thal'kiel aux dirigeants érédars.

"Il mérite d'être décapité pour cette trahison", dit-il.


Le crâne du Man'ari, VII


Velen et Kil'jaeden furent sidérés par la trahison de Thal'kiel. Il avait invoqué des légions de créatures gangrenées pour bâtir son propre empire, complotant d'assassiner les dirigeants érédars. Il avait réussi à accéder à une nouvelle source de pouvoir étrange, dont les limites étaient inconnues. Il fallait intervenir au plus vite et se montrer impitoyable. Pour prouver sa loyauté à Velen et Kil'jaeden, Archimonde brisa les protections qui cachaient l'armée démoniaque de Thal'kiel et mena un contingent de mages à l'assaut des terrains d'entraînement clandestins.

La bataille ne dura guère. Pris au dépourvu, les Éveilleurs furent aisément vaincus par les mages, et sans commandants pour les diriger, les démons se firent massacrer. Archimonde lui-même fit face à son maître alors que ce dernier invoquait des renforts. D'un seul coup de lame, il le décapita.


Le crâne du Man'ari, VIII


Extrait du chapitre 1 du Traité sur la phrénologie des érédars :

"La phrénologie, l'étude de la forme du crâne afin de déterminer les aptitudes intellectuelles, devint populaire sur Argus au moment du Dexuième duumvirat. Ses adeptes croyaient que les facultés mentales d'un érédar, comme sa volonté, sa mémoire ou encore sa perception, pouvaient être attribuées à la forme et à la taille de différentes protubérances crâniennes. Certains émirent l'hypothèse que si le crâne d'un érédar était suffisamment bien proportionné pour lancer des invocations, il pouvait être canaliser des énergies magiques même par-delà la mort. Bien que jugée trop barbare pour être largement appliquée, cette pratique fut néanmoins adoptée dans quelques cas."

"Parmi les phrénologues les plus éminents de cette époque se trouvaient Thal'kiel et Archimonde. Thal'kiel en particulier avait un crâne d'ensorceleur parfait, ce qui lui valait de nombreux admirateurs."


Le crâne du Man'ari, IX


Après avoir écrasé la rébellion de Thal'kiel, les mages des dirigeants érédars brûlèrent les corps des Éveilleurs afin d'empêcher leur corruption gangrenée de se répandre et détruisirent les écrits des insurgés pour supprimer toute trace de leur art innommable. Archimonde supervisa leur travail, et une fois cette triste tâche achevée, il fut acclamé en héros.

Peu de temps après, Archimonde demanda à l'un des meilleurs joailliers d'Argus de dorer le crâne de Thal'kiel. Il prétendit qu'il le faisait préparer afin de le présenter à tous, un sinistre avertissement à l'intention de ceux qui envisageraient de suivre la même voie. En vérité, il l'avait orner de métaux qui allaient accroître sa capacité à canaliser l'énergie magique, la décoration idéale pour le crâne d'ensorceleur le plus parfait qui soit, qu'il exhiba fièrement dans sa demeure.


Le crâne du Man'ari, X


Archimonde finit par diriger les érédars aux côtés de Velen et de Kil'jaeden, et aux yeux de tous, il était un chef sage et clairvoyant. Mais en réalité, une présence démoniaque s'était peu à peu insinuée dans son esprit, utilisant le crâne de Thal'kiel comme conduit pour étendre son influence pernicieuse. Pendant qu'Archimonde dormait, il avait des visions de civilisation consumées par de magnifiques gangreflammes, et d'un dieux ténébreux à la tête d'une armée glorieuse. L'entité lui promit qu'il acquerrait une force inimaginable pour le commun des mortels. Archimonde buvait ses paroles, fasciné qu'il était par cet être mystérieux et ses légions invincibles.

Ainsi, quand Sargeras, le titan noir, arriva enfin sur Argus et proposa aux érédars une place dans son royaume, Archimonde fut le premier à accepter.


Le crâne du Man'ari, XI


Lorsqu'Archimonde devint l'un des généraux de la Légion ardente, il fit bon usage du crâne de Thal'kiel. De son vivant, Thal'kiel n'avait pas son pareil pour contrôler les serviteurs démoniaques, qualité que son crâne conserva même dans la mort. Les mondes tombaient les uns après les autres devant Archimonde tandis qu'il canalisait ses ordres au travers du crâne, contraignant une multitude de démons à lui obéir. Ses troupes anéantissaient ses adversaires avec la grâce et la précision d'un corps de ballet.

Depuis, le crâne de Thal'kiel est passé entre les mains de certains des plus éminents généraux de Sargeras, et notamment de ceux qui envahissaient les mondes que convoite particulièrement le titan déchu. Le seigneur de l'effroi Méphistroth, commandant de l'avant-garde de la Légion sur Azeroth, est le dernier à avoir été aperçu en possession du crâne.

Anecdote[modifier | modifier le wikicode]

  • Selon Calydus, le crâne contient encore son propre esprit, une faiblesse pouvant être exploitée par son porteur, un aspect partagé avec une autre arme prodigieuse, Xal'atath, lame de l'empire noir.

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  • Une première version du crâne devait être un bâton. Cependant, ce fut plus tard modifié pour être une main gauche accompagnée d'une dague. Contrairement à d'autres mains gauches, néanmoins, il ne peut pas être rengainé et flottera autour du démoniste aussi longtemps qu'il sera équipé. Le changement pour un main gauche et une dague à la place d'un bâton fut probablement due aux plaintes des joueurs que les démonistes n'auraient pas de dague en option, de nombreux joueurs déclarant que sacrifier son sang et sa vie pour alimenter sa propre magie était l'une des fibres du démoniste, et que de ne pas avoir de dague ne refléterait pas cela.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Legion : Arme prodigieuse du démoniste (2015-10-23). Retrieved on 2015-11-20.

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]